Saturday, March 12, 2016

Epulu Decembre 2012 / Epulu December 2012

Parler de mon deuxième voyage à Epulu, en Novembre 2012, revient à me remémorer des souvenirs bien lointains (aujourd’hui nous sommes en 2016) mais tellement présent car les émotions des expériences vécues ont été fortes.


Talking of my second travel to Epulu in November 2012 mean to remember old memories (today its 2016) but really present because the experiences was strongly emotional.


Ce voyage avait été motivé par la recherche d’une solution à un problème crucial, celui de finaliser mon mémoire de Licence.  Il trainait du fait que mon directeur technique me recommanda de rendre scientifique mes expériences de teinture avec les colorants naturels mais surtout que ce dernier avait voyagé pour finaliser ces études en Inde.

That trip was motivated by finding a solution for the important issue of finalizing my Master Thesis. It was taking a long time because my advisor urge me  “scientifying” the results of my last dyeing experiences (that’s right) but at  least my advisor traveled to India to study.

Je  n’avais pas trouvé à Kinshasa un lieu pour observer « scientifiquement » le pouvoir colorant de mes dernières récoltes et je me tournais une fois de plus vers la Société Textile de Kisangani, SOTEXKI, dont  l’objectivité des dirigeants facilita que j’y retourne.

I didn’t find a place to do it in Kinshasa and once again I asked to SOTEXKI (Textile Factory based in Kisangani, eastern DRCONGO) to do a research in their laboratory. The open-minded head office in Kinshasa and Kisangani makes it happen.


Rien ni personne ne m’obligea à retourner à Epulu, car en Juillet de la même année une attaque perpétré par un groupe rebelle avait stoppé les activités du zoo à Okapi et les Conservateurs de la Reserve y travaillait difficilement. En plus, l’état de la route était déplorable. Cependant, me trouver à Kisangani pour 4 semaines sans passer dire bonjour à mes amis, était pour moi inacceptable.

Voilà que j’embarquais à bord d’un régulier de la CAA pour Kisangani et le temps que le labo de la SOTEXKI se prépare à me recevoir à nouveau, je faisais un saut à EPULU.


But nothing nor nobody oblige me to return in Epulu, because in July the same year a rebel attack stopped the zoo activity and some of the conservation project staffs remaining there, was working in hard and insecure conditions. But being so near for 4 weeks without greet my friend was inacceptable. 

So, I took a CAAs plane bounding to Kisangani and while the laboratory was preparing my research materials, I decide to do a short trip to EPULU. 

Un petit saut , pensais-je !!

Short Trip,  I thought !!


Premièrement, durant mon premier voyage, de Kisangani à Epulu soit 475 km, avait duré 24 heures. Mais pour cette fois-là, je faisais 3 jours. Et la dernière portion, soit 25 km, à moto parce que sur les 10 jours que devaient faire mon séjour, 2 avaient déjà été perdu.
Je me rendis compte combien les slogans politiques étaient « beaucoup trop souvent » en décalage des actions / réalités sociales. Par exemple, comment imaginer que des citoyens congolais du village de SALATE fasse 25 km pour acheter de l’aspirine à EPULU ?

First, the distance between Kisangani and Epulu is 475 km. I made it 24 hours in 2011 during my first trip. But a year after, I made 3 days and the last 25 km on a motorcycle because losing 2 days already my short stay of 10 days would be too short.
I realized how “politics says” are very often the opposite of the real social situation. For example, why do people from the little village of SALATE have to do 25 km to find an ASPIRIN in EPULU?







Deuxièmement, Arrivé dans cette zone rurale d’EPULU après l’attaque, la population était laissée et abandonné à elle-même, à la forêt qui l’encercle de toute part. Je compris pourquoi changer les mentalités/ éduquer sur une gestion durable de cette forêt était primordiale.

Car, qu’est-ce qui ne passerait pas dans la tête de tous ceux qui ayant faim accepteraient de vendre un arbre pour vivre, ou le transformer en charbon de bois ?

Secondly, arrived in EPULU (that is a rural area) after the attack, the people were abandoned to themselves; to the forest that from everywhere are surrounded. I understood why easily, they participate at the destruction of the rainforest and how important we need so new mind statement education.






Troisièmement, mon petit saut à EPULU se transforma en « pseudo » vacances car fuyant une attaque dont nous avions été prévenu quelques jours avant, je me refugiais à Beni dans ma famille, mais au moment où je cherchais à réserver un vol de Beni à Kisangani, car je ne pouvais plus faire la route suite à l’insécurité et  son état déplorable ; j’ai du attendre une semaine car les vols du petit FOKKER de la CAA étaient full pour cette semaine. Que dire, que faire, si ce n’est qu’attendre.


Third, my short trip, changed to « a holiday » because finding a refuge in BENI from the attack that was seemed and took finally place near EPULU station; I was supposed to wait a week to flight back to Kisangani because I could not again take the bus or truck cause of the insecurity and of course 
the bad condition of the road. The small CAAs FOKKER was full for the all the week. So I waited.



Je profitais d’aller revoir toute ma famille élargie et aussi visiter le village de mon père dans les collines de Masereka à LUBERO. 

J’étais impressionné de voir combien, il était difficile de vivre dans des régions coupés des grandes cités par faute de route et je compris, sans y adhérer, le désarroi de cette jeunesse qui face à la promiscuité, se tournent ver la violence et rejoignent les groupes armées pour trouver un sens à leur vie en espérant un avenir meilleur pour leur progéniture. 

Mais aussi, combien dans une zone sans contrôle effectif de l’Etat, l’on se permet tout et c’est la nature ainsi que ses ressources qui sont pillées…

So, I went to see my familly and relatives till the village of my father into the hills of Masekera in LUBERO. 
I was shocked to see how difficult to live in such part of the country where road are absent and I understood why in that situation youth enroll into violence and join rebel group to find a meaning to their life , fighting for surviving daily  and for better future for their family. 
But at least, how in such place in lack government authority, everything if possible so it’s finally the nature and it resources that are spoiled to live.






L’on pourrait tout dire, les actions de la population sont en rapport avec celles que pose l’autorité à leur égard. Tant que le sociale de la population ne sera pas une priorité pour ceux qui dirigent, la région de l’Est du Congo perdurera une zone de conflit récurrente…


Finally, acting of the population of that area reflects the way the same authority take care of them. Till their social needs won’t be fulfilled and a priority for the government, the Eastern Congo will stay in conflict.



Mais malgré ce sombre tableau, j’ai été très heureux de partager ces bons moments avec mes amis à EPULU, ma famille à BENI, BUTEMBO et MASEREKA.

But despite of that sad scenery, I was happy to shared good time with my Friends in EPULU, ma family and relative in BENI, BUTEMBO and MASEREKA.




Et retourné à Kisangani, en Janvier 2013, la finalisation de mon mémoire était donc ma préoccupation principale, sachant que des grands challenges étaient en face de moi.

A week after, back in Kisangani in January 2013, my research was my most important occupation knowing that great challenges were facing me.

Encore à EPULU Temps du rapport / Again in EPULU ... Report Time

Avant d’entrer dans l’année 2014,  nous avons présenté, durant le Marché d’Art et d’Artisanat SOKO SOKO BAZAR de Novembre 2013, la collection «Protos » pour le grand bonheur des KINOISES de l’UFE et de tous les visiteurs du marché, scellant encore une fois notre partenariat. Toute notre  gratitude s’en va vers elles pour le soutien que nous avons reçu et que nous recevons encore aujourd’hui de l’Union des Français de l’Etranger/Kinshasa RDC.



Before 2014, I presented for the November 2013’s Edition of the Art and Craft Market SOKO SOKO, the Collection “Protos” for the full enjoyment of the KINOISES de l’UFE and all the visitors of the market that day, cementing our partnership. I express all my gratitude for their support since June 2010 till nowadays to the French Union Abroad/Kinshasa DRC. 







Nous entrions en 2014, appelé à progresser.  La progression était pour nous de parler encore plus des potentialités dont regorge la Biodiversité Congolaise, particulièrement la Reserve de Faune à Okapis d’Epulu mais aussi de démontrer que la protection du patrimoine artistique des Bambutis pouvait se réaliser par une mode Ethique et Ecologique  via notre projet NDURA. Ainsi, nous décidions d’exposer ce travail applaudi à Kinshasa Fashion Week.

So entering 2014 excepted to gain progress. That process was meaning for me to show DRCongo’s Forest Biodiversity, particularly Okapi Wildlife Reserve in Epulu; to demonstrate that Conservation, Promotion could be conjugate with Ethical and Green Fashion through our project NDURA. So, I decided to exhibit the work showcased at Kinshasa Fashion Week.

L’année 2014 commençait donc avec beaucoup de challenges : planifier les expositions (Kinshasa – Kisangani) ; trouver des financements mais aussi évoluer dans la suite du projet NDURA, le procédé de teinture proprement dit et l’atelier avec les peuples autochtones d’Epulu. 

En février, notre chemin rencontra celui d’HABIBOU BANGRE,  dont l’article à notre sujet a fait le tour de la planète. Grand Merci à vous tous professionnels de la presse que nous avons rencontré dans la promotion de l’Exposition NDURA :Une Forêt, Un peuple, Un Avenir à Kinshasa comme à Kisangani. Encore,  aujourd’hui à Kyoto/ Japon, nous vivons les répercussions de votre œuvre.

The Year 2014 started with many challenges: planning exhibition (Kinshasa-Kisangani); finding funds but also working of the next step of NDURA project (workshop in Epulu and setting our printing process). In February, I met Habibou Bangre, which the article wrote on my work was spread all over the world. Thanks to all the professionals in the press industry that I met during the promotion of the Exhibition NDURA:  A Forest, A People, A future… in Kinshasa and in Kisangani. Nowadays in KYOTO, JAPAN; I still live those feedbacks. 













Je ne peux citer ces deux évènements sans pour autant dire merci aux staffs de ces deux institutions culturelles Françaises dirigées par Matthieu LEVITE (Alliance Française de Kisangani) et Christophe ROUSSIN (Institut Français de Kinshasa/RDC). Le travail abattu était grand et je vous suis très reconnaissant.

I cannot mention those events without Thanks the staffs of those French cultural institutions directed by LEVITE Mathieu and ROUSSIN Christophe. The work made together was great and I really appreciate your support to my project.


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Pendant que l’exposition se déroulait à Kisangani, nous nous sommes rendus à Epulu, pour cette fois travailler avec les artisans Mbutis avec des outils modernes de dessin. L’atelier qui a eu lieu durant 3 jours avait pour objet d’évaluer leurs aptitudes à l’usage. Notre joie fut grande d’abord de leur faire un rapport des différentes activités réalisées depuis 2012 dans le cadre de mes recherches et de leur montrer combien leur travail était apprécié.

While the exhibition was taking place in Kisangani, I went to Epulu to work with the craftsman community using modern tools of drawings. The workshop held on 3 days tends to evaluate their skills. I was so excited to report my activities since 2012 beside of my research and to show how their works are appreciated.











Ils ont fait montre  de leur franche collaboration et ont été très enthousiastes à l’idée de produire des textiles et surtout de les vendre pour se procurer de quoi «mieux vivre comme les bantous ».

Et c’est ici que le danger de la politique de sédentarisation des peuples nomades des forêts dans cette région, m’est  paru très évident. Les amis aspirés à une vie à l’image de celles des Bantous alors qu’au souci est plutôt de les garder de l’acculturation.

During the workshop, they was so collaborative and very excited by the idea of producing textile and especially to sell them and get money for better life like  « Bantus » . That was the mainstream of their thinking.

That is where the danger of the sedentarization of the hunters and gatherers of ITURI appeared to me. Because of the fact of pulling them out their own environment and disconnected from the Forest, they are willing to live like “westernized” Congolese which are less and less regarded about the conservation of the Nature. 
And then, the Culture of “Dancer and Protector of the Forest” will die
.
La génération des artisans à Epulu vieillit et peu de jeunes prennent la relève dans l’exercice de la production d’écorces peintes et ce parce qu’elle n’est pas considéré comme rémunératrice, le tourisme dans cette région étant difficile du fait de l’insécurité dans cette région du CONGO. Mais aussi, le port de l’écorce ayant été remplacé par le vêtement de type occidental.

Par contre, elle est à protéger car elle constitue le patrimoine de ce peuple et leur contribution à l’Humanité.  Leur identité, si elle est oubliée, aucun sens alors ne trouverait  la Vie dans et pour la Forêt.

Craftsman generation is getting older and few younger are attending to purse that activity. Simply because the purpose of wearing is removed and the lack of remuneration beside that activity related to tourism that is difficult to involved in that insecure area of DRCONGO.

Although, that crafts have to be protected because as a Tradition, it is a cultural assets contributing to the diversity of expression for our humanity. If they forget their identity, living IN and FOR the Forest will be senseless.






Mon souhait est qu’ils comprennent qu’ils sont BEAUX dans leur expression et qu’ils doivent la garder comme un des ciments de leurs cultures millénaires en harmonie avec la Mère Nature.

My vow is and will remain that, they understand the BEAUTY of their SINGULARITY. So, They MUST keep their millenary harmonious life with “Mother Nature” as cement of their culture forever. 




L’année 2014 se terminait avec cette note d’espoir et de nouvelle aventure nous attendait : il était temps de partir au Pays du Soleil Levant.

So, 2014 finished in that hopeful note and New Adventure was awaited for us. It was Time to Go to “The Land of the Rising Sun”.